Comment fonctionne la ventilation double flux ?

Ventilation double flux

La ventilation double flux est un système qui promet une économie d’énergie dans votre foyer et une réduction non-négligeable de votre facture énergétique. Son principe est simple : récupérer l’énergie thermique d’une partie de la maison qui est déjà chauffée pour la redistribuer avec l’air qui provient de l’extérieur. Mais comment fonctionne exactement ce dispositif d’échangeur thermique ?

Ventilation à double flux : avantages et inconvénients

Tout dispositif comporte des qualités et des limites. La VMC double flux n’échappe pas à cette règle. Ainsi, avant de comprendre son fonctionnement, il est important d’en connaître tous les tenants et aboutissants. Pour plus de détails, n’hésitez pas à cliquer ici !

Les avantages de la VMC double flux

Comme dit précédemment, La dimension écologique est l’avantage le plus flagrant de la ventilation double flux. En effet, ce système permet de récupérer l’air ambiant de l’habitation, d’en extraire la chaleur, de manière à la redistribuer à l’ensemble du logement. Évidemment, la VMC double flux est équipée d’un filtre, qui garantit la qualité de l’air, que celui-ci provienne de l’habitacle ou de l’extérieur.

De fait, le dispositif permet de :

  • Réduire votre facture énergétique, avec le recyclage d’une partie de l’air déjà chaud ;
  • Augmenter votre confort, du fait de la limitation de perte de chaleur ;
  • Limiter la pollution de l’air par des bactéries, virus et particules en tout genre.

Les inconvénients de la VMC double flux

Un des paramètres à prendre en compte pour assurer votre confort, c’est l’entretien du dispositif à double flux. En effet, ses filtres doivent être remplacés deux à trois fois par an, pour  garantir leur efficacité. De plus, il est important de régulièrement nettoyer les bouches d’aération ainsi que les conduits.

De plus, la ventilation double flux n’est efficace que si votre logement est parfaitement isolé. Il est important de l’installer dans un endroit chauffé et sec, dans lequel il n’y a pas de terrain propice à la condensation.

Aussi, le système peut potentiellement prendre de la place, avec son réseau de gaines et d’échangeur thermique. C’est pourquoi il est plus simple à proposer lors de la construction d’une maison. 

Enfin, il s’agit d’une installation qui peut s’avérer bruyante. Elle est nettement plus adaptée aux habitations qui comportent une pièce dédiée à ce type de contrainte tout en prenant en compte les critères cités ci-dessus. 

Le fonctionnement du dispositif à double flux

Maintenant que vous connaissez les bénéfices et les limites d’un tel dispositif de ventilation, vous êtes certainement curieux de savoir comment celui-ci fonctionne. 

Contrairement au système à simple flux, qui récupère directement l’air extérieur, pour le chauffer et l’évacuer par des bouches d’extraction, la ventilation double flux possède un échangeur thermique. Qu’est-ce que cela implique ?

Ce matériel permet la récupération de l’air extrait et déjà chaud de l’habitation mais également de l’air extérieur. Le tout est alors filtré, nettoyé pour, enfin, être redistribué au reste du logement. Ce dispositif permet de réguler automatiquement la température intérieure en fonction de l’extérieur. Ce qui permet d’éviter des écarts importants, désagréables et énergivores.

Mais où récupérer les calories de la maison ? Tout simplement, dans les pièces qui ont un fort potentiel de chauffage à savoir, où il y a un point d’eau. Cuisine, salle de bain, penderie…

Par exemple, comme l’air en provenance de l’extérieur est préchauffé dans l’échangeur thermique, s’il fait 3° dehors et 23° dedans, l’air nouvellement diffusé peut atteindre 21°. Au contraire, s’il fait 29° en extérieur et 19° à l’intérieur, la température de la maison va être aux alentours de 21°. Car en été, la ventilation double flux peut aussi permettre la diminution des températures !

VMC double flux : le prix de l’expertise

Si le dispositif double flux vous intéresse, veillez à systématiquement vous tourner vers un professionnel qualifié et labellisé. En effet, l’installation d’un tel système nécessite des connaissances et compétences clés. Cela peut justifier des prix quelques fois élevés, en comptant le matériel et le coût de la pose.