Derrick Rose : L’ascenseur émotionnel de la NBA

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Sportif iconique, modèle de courage et homme de valeur, Derrick Rose est un personnage à part de la NBA. Beaucoup se rappellent de lui pour ses prestations sportives, sa technique et ses mouvements surnaturels, mais d’autres se rappellent aussi et surtout des blessures, des difficultés, et de ses sorties de terrain larmoyantes. Le point sur lequel tous les amateurs de basket se rejoignent, c’est l’espoir et l’abnégation du joueur, lui offrant ce statut si particulier. L’affection entre Derrick et le monde du basket est née d’un historique lourd de rebondissements. Entre moments de joie et d’euphorie et moments sombres et d’incertitude, la carrière de D-Rose représente de véritables montagnes russes, un ascenseur émotionnel rocambolesque.

Derrick Rose, des débuts de superstar

Avec un début de carrière tonitruant, des statistiques incroyables chez les Bulls, l’avenir de Derrick Rose semblait tout tracé. Affichant des prestations et des stats impressionnantes dans les années précédant sont arrivée en NBA, il est transféré en 2008 chez les Bulls. Drafté en première position et choisi comme tel par la franchise de Chicago, de nombreuses attentes pèsent sur les épaules du rookie. De retour dans sa ville natale, lorsque certains s’interrogent sur son véritable niveau, Derrick s’affirme et est élu rookie de l’année dès sa première saison. Sa deuxième saison est celle de la confirmation avec plus de 20 points de moyenne par match, des mouvements invraisemblables, des dribbles, des passes, des shoots et surtout : des dunks.

Il réalise son premier All-Star Game dès sa seconde saison et est appelé avec la Team USA pour le mondial de Turquie. Il rejoint Kévin Durant et y remportera déjà sa première médaille d’or en équipe nationale. Le basket fait grandir, mais ce seront bien les prestations de D-Rose qui le mèneront au sommet lors de la saison suivante. Il porte les Bulls à bout de bras (la franchise affiche le meilleur bilan de la saison avec 62 victoires en ligue) et éclabousse le monde du basket par son talent avec plus de 25 points et de 7 passes de moyenne par match. Comme l’avait prédit Michael Jordan lors de la victoire de Chicago contre les Bobcats, Derrick est élu plus jeune MVP de l’histoire de la NBA en fin de saison. L’année 2011 est tout simplement légendaire.

Après le paradis, la descente aux enfers

Le destin a parfois ses heures sombres et les conséquences sont parfois injustes. Le drame se produit le 28 avril 2012. Après d’excellentes prestations et une moyenne de point supérieure à 20 points par match, le nouveau MVP continue sur sa lancée et les Bulls se qualifient de nouveau pour les playoffs avec le meilleur bilan de la ligue. Et alors que les attentes sont au beau fixe, que tout semble réuni pour que le joueur et son équipe fassent valoir leurs atouts, une catastrophe s’abat sur la NBA lors du match contre Philadelphie. D-Rose dribble, saute, puis passe la balle comme il le peut avant de retomber, sortir difficilement, puis finalement s’écrouler sur le sol du terrain en se tenant le genou.

Sa saison est terminée. Il ne reviendra qu’en octobre 2013, puis se blessera à nouveau un mois plus tard. Le joueur est en pleine descente aux enfers et son jeu physique aura raison de lui. Nouvel exemple lors de son retour lors de la saison 2014-2015 où il se blessera une nouvelle fois au ménisque. En demi-teinte, le joueur sera finalement évincé par Chicago et ira rejoindre les Knicks en 2016 (à la grande tristesse de l’intéressé).

Une suite de carrière en dilettante

Chez les Knicks en 2016, à Cleveland en 2017, les statistiques de Derrick sont faibles. Faibles à tel point qu’il ne disputera que 16 rencontres avec les Cavaliers. Rejoignant ensuite Minnesota en 2018, cette année marquera un sursaut bouleversant : un enchaînement de matchs de haut niveau et un jeu simple et efficace avec un penchant pour les shoots à 2 et 3 points. Mais aussi et surtout, une prestation exceptionnelle contre Utah où il établira un nouveau record avec 50 points inscrits.

Désormais de retour avec les Knicks et avec une moyenne de plus de 12 points par match, Derrick Rose s’appuie sur son expérience pour porter son équipe en sa fin de carrière. Cela est visible pour le prix de meilleur sixième homme, en considérant sa cote de 100/1 le 19 avril sur Betway Paris Sportif. Conscient de ne plus être le joueur faisant la différence, il s’appuie sur son statut de cadre pour aider sa nouvelle franchise.

Comme il l’explique dans son livre, la carrière de l’intéressé est une succession de moments de bonheur et de désespoir. La carrière du joueur a pris un chemin à l’opposé de sa destinée initiale. Blessé à répétition puis transféré de clubs en clubs, Derrick n’est revenu que rarement a son niveau d’antan. Aimé et respecté, il aura offert des moments d’anthologie inoubliables au cours de sa carrière. Gâchis ou symbole, chacun déterminera ses propres mémoires de la carrière de D-Rose.