Divorce : comment prouver l’infidélité de son conjoint ?

procédure de divorce

Vous souhaitez divorcer, car votre conjoint vous trompe ? Vous devez d’abord réunir toutes les preuves de son adultère pour que votre requête soit considérée par le juge. En effet, dans ce cas, il est nécessaire d’engager une procédure de divorce pour faute. Mais comment prouver l’infidélité de votre conjoint ? Découvrez plusieurs moyens pour y parvenir.

Les preuves modernes

Avec les avancées technologiques, il existe désormais plusieurs moyens de prouver un adultère.

Les conversations enregistrées

Dès lors que vous soupçonnez votre conjoint de tromperie, vous pouvez vous procurer un outil d’espionnage afin d’écouter et d’enregistrer ses conversations extra-conjugales. Ce type d’appareil est désormais à la portée de tous et ne nécessite pas l’intervention d’un détective privé. Il suffit d’investir dans un micro espion GSM discret et performant.  Ce dernier s’installe sur n’importe quel objet et permet de mettre la cible sur écoute. La conversation est ensuite enregistrée en vue de constituer une preuve du cas d’adultère devant le juge aux affaires familiales.

Les courriers électroniques

Pour convenir de leur rendez-vous ou pour déclarer leur flamme, de nombreux couples adultères usent des mails. Toutefois, pour avoir accès à ces conversations et prouver que votre conjoint est fautif, il est interdit de pirater la boîte électronique au risque d’entraîner un rejet de la preuve. Pour être recevable devant un juge, l’accès aux courriers électroniques du conjoint doit être légal : un oubli, un flagrant délit, etc.

Les SMS

Il en est de même pour les SMS qui ne doivent être obtenus, ni par fraude, ni par violence. Cependant, si vous soupçonnez une infidélité et essayez de fouiller rapidement le téléphone de votre conjoint lorsqu’il a le dos tourné et que celui-ci avoue par la suite, cette preuve peut être recevable. Il est aussi envisageable que vous receviez les SMS par inadvertance sur la tablette familiale.

Les réseaux sociaux

Les réseaux sociaux sont devenus la plateforme par excellence de toutes les trahisons et turpitudes. Récemment, Facebook constitue le déclencheur de nombreuses procédures de ce type de divorce pour faute. Les maladresses s’y multiplient : création de faux profils, publications de photographies compromettantes du couple adultère, commentaires amoureux, etc.

En plus, la loi stipule que l’échange de messages équivoques et de photos intimes sur les réseaux sociaux avec une autre personne que son conjoint constituait un manquement aux obligations du mariage et peut être une bonne raison pour une demande de divorce. Le hic avec les réseaux sociaux c’est que toutes ces preuves sont facilement accessibles par tous.

Les preuves classiques

Sinon, il y a toujours les preuves classiques à réunir en vue d’établir une assignation en divorce. Il faut noter que les témoignages des enfants du couple ne sont pas considérés dans ce type d’affaires familiales dans un souci de protection de la vie de famille, ou du peu qu’il en reste. Cependant, les témoignages de proches (famille, amis, relations professionnelles) sont tout à fait recevables.

Ils sont invités à remplir des attestations dans lesquelles ils décrivent leur constatation. Ces témoignages doivent être solides et relater avec précision les faits : avoir croisé l’un des époux main dans la main avec une autre personne, avoir surpris l’un des époux en pleins ébats amoureux avec une autre personne, etc.

Avoir recours aux services d’un détective privé est aussi courant dans ce genre d’affaires. Cela s’avère souvent fructueux pour que le divorce soit prononcé, même si ce professionnel ne pourra constater que des faits ayant lieu sur la voie publique. Des photographies prises dans une maison, même en train de tromper, ne sont pas recevables devant la cour dans la mesure où cela peut constituer une violation de la vie privée.