Maryam Radjavi : femme engagée pour la démocratie

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L’instauration  de la démocratie est longue et fastidieuse. Mais ce processus est nécessaire dans la mesure où il s’agit du seul régime politique qui se fonde sur le respect de la liberté et de l’égalité. Les valeurs démocratiques permettent au peuple de décider lui-même de son avenir. C’est dans cette lutte que Maryam Radjavi, leader de la résistance iranienne, a décidé de s’engager.

La marche vers la révolution iranienne

L’Iran, jusqu’en 1970, a été gouverné par un régime monarchique à la tête duquel se trouvait le chah.

C’est seulement après la chute de ce monarque que la République islamique d’Iran a vu le jour. Ce changement marque cependant la prise de pouvoir des  mollahs. Ces leaders religieux décident de l’avenir de l’Iran. Néanmoins, leur politique est marquée par l’intégrisme. Selon les dires de Maryam Radjavi, la dictature des Mollahs donne une mauvaise image de l’islam. Pourtant, cette religion prêche la paix et la justice. Maryam Radjavi s’est alors engagé pour résoudre ce problème. Elle s’est présentée aux législatives de 1980 et elle  a obtenu près de 250 000 voies. Les mollahs refusèrent cependant sa nomination.

Un an plus tard, elle participe à plusieurs manifestations organisées par les partis de l’opposition qui s’insurgent contre la tyrannie. Cela se termina par la condamnation à mort de son mari Mahmoud Izadkhah qu’elle remplace trois ans plus tard à la tête de l’organisation des moudjahidines du peuple iranien (OMPI). Sa nomination au poste de secrétaire générale de cette institution lui a permis d’élargir sa vision de l’Iran de demain. L’émancipation des femmes est au cœur des valeurs qu’elle défend.

Les objectifs de Maryam Radjavi

Maryam Radjavi est l’actuelle présidente du conseil national de la résistance iranienne (CNRI). Grâce à cela, elle arriva à donner une autre image de l’Iran. À l’aide de cette plateforme, cette femme politique a pu renforcer sa lutte contre l’intégrisme. Elle déploie aussi des efforts notables pour améliorer le leadership des femmes au sein de la CNRI. Plusieurs postes sont désormais occupés par des femmes engagées. Cela marque une volonté de reformer la société et l’islam. Lors de ses conférences sur l’islam moderne, Maryam Radjavi émet des idées qui permettent de conjuguer modernité et tradition. La démocratie se présente comme une solution pour endiguer l’intégrisme. La laïcité de l’État semble être au cœur de son projet de société. La religion sera dissociée des fonctions étatiques, ce qui devrait également promouvoir le développement et favoriser l’égalité des chances.