Non, le format papier n’est pas mort !

impression format papier

« Laissez passer les p’tits papiers » écrivait Gainsbourg pour Régine en 1972. Et les p’tits papiers ont traversé les décennies sans flancher, même à l’ère du tout-numérique ! Livres, emballages, journaux et autres documents en tout genre sont toujours aussi nombreux dans les magasins, les kiosques, les bureaux et les logements. Mais alors, ce roi de l’expression et de la communication, ce noble partenaire d’artiste littéraire, ce parfait compagnon des enfants en quête de savoir est-il éternel ?

Les chiffres sont éloquents !

Comme le démontre le rapport statistique de l’industrie papetière française(édition 2015), la France figure à la 22e position des pays les plus consommateurs de papier (toutes formes confondues), même si la consommation de papier a chuté de 19% entre 2004 et 2014. Respect de l’environnement, concurrence du numérique et crise économique sont les principaux facteurs de cette baisse drastique qui n’inquiète pas outre-mesure les professionnels du papier. En dehors de l’Hexagone, la tendance est haussière un peu partout dans le monde (+14%). La montée en puissance des pays émergeants est en ce sens le premier catalyseur de la consommation papetière dans le monde.

La quantité au profit de la qualité

Alors qu’à la fin des années 1990 l’industrie papetière a connu son apogée, les questions environnementales sont passées par là. Ainsi, nombreux sont les professionnels de l’impression à avoir décidé de réorienter leurs impératifs en s’intéressant de plus en plus au recyclage du papier. Aussi, les acteurs du tertiaire, grands consommateurs de papier notamment dans les joutes marketing (cartes de visite, diverses réalisations de bannières et communiqués, impression dépliant), se sont mis à rationaliser leurs dépenses. Également, les professionnels de la papeterie remarquent depuis quelques années que « le numérique nous force un peu à faire de plus beaux livres », explique Gilles Herman, éditeur de Québec. La qualité semble donc avoir eu raison de la quantité…

En somme, et en dépit de quelques contretemps qui semblent réservés à la France, l’industrie du papier semble solide, à mille lieues des prévisions pessimistes qui lui prédisaient une mort certaine au profit du tout-numérique.