Tout ce que vous devez savoir sur le biogaz

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Le biogaz constitue une énergie verte performante et qui s’adapte à de nombreuses applications : chauffage, transports, etc. Encore peu utilisée dans nos contrées, elle est promise à de beaux lendemains. Aux côtés des énergies issues du solaire, de l’éolien, de l’eau et de la chaleur de la Terre, elle offre une ressource illimitée, peu chère et totalement saine pour la planète. Elle grignote également la part des déchets. Que se cache-t-il derrière ce nom générique ?

Zoom sur le biogaz

Le biogaz se compose intégralement de déchets. Pour fabriquer une substance appelée bio gaz, il faut avant tout la bonne volonté de sociétés agricoles et industrielles. Elles fournissent la matière première de cette énergie à travers les boues d’épuration, les déjections animales, les effluents d’élevages (fumier, lisier…), les effluents de l’industrie agroalimentaire ou encore les graisses. Le produit de la fermentation de ces déchets se traduit par de l’engrais ou du biogaz.

Les agriculteurs sont payés pour recycler leurs déchets. La remise en circulation des rebuts agricoles constitue un complément de revenus non négligeable. Plus d’infos ici.

Des « usines de méthanisation » fleurissent de plus en plus. Dans ces hauts lieux du recyclage, la matière organique repose sans oxygène et fermente. La plupart du temps de biogaz obtenu se compose de gaz carbonique (CO2) inerte, de méthane (CH4), également de sulfure d’hydrogène (H2S), d’eau et d’impuretés diverses.

La méthanisation est à l’origine un phénomène naturel. Certains environnements, comme les marais ou les rizières, reproduisent cette fermentation et la transformation de la matière en composé fermenté.

Le biogaz permet de se chauffer et de s’éclairer. En l’injectant dans le réseau de chauffage au gaz naturel de la maison, il assure un chauffage sain et peu onéreux.

Le biogaz permet de se déplacer. Il s’appelle « gaz naturel de véhicule » et il équipe déjà beaucoup de stations dans l’hexagone. Bien que les véhicules développés pour rouler avec cette technologie demeurent encore chers, son parc devrait se démocratiser dans les années à venir.

D’ici 2030, 10 % de la consommation de gaz sera verte. C’est en effet les engagements de notre pays dans le cadre de la lutte contre l’effet de serre. À l’heure actuelle, le biogaz représente seulement 2 % de la « biomasse », c’est-à-dire qu’il appartient aux solutions d’énergies renouvelables les plus efficaces. Mais il n’a pas dit son dernier mot !